Il est 8h12, un samedi de fin juin. Les enfants des différentes institutions arrivent au rendez-vous, à l'entrée du parc. Un garçon d'une dizaine d'années monte parmi les premiers, sac à dos serré contre lui, et demande tout bas à la bénévole à côté de lui si les montagnes russes font "vraiment aussi peur qu'à la télé". Elle lui répond qu'il le saura bien assez tôt. Quatre heures plus tard, il redescend du Typhoon en réclamant d'y remonter tout de suite.
Ce jour-là, ils étaient 200 à faire ce trajet jusqu'au parc d'attractions d'Anvers. 200 enfants placés en institution en Belgique, encadrés par de bénévoles de l'asbl Pêcheur de Lune.
Une journée de "premières fois"
Pour une partie du groupe, c'était la toute première montagne russe. La première barbe à papa partagée avec des copains de bus plutôt qu'avec des frères et sœurs. La première fois, simplement, qu'ils passaient une journée entière à ne penser à rien d'autre qu'au prochain tour de manège.
Ces enfants n'ont pas choisi les dossiers judiciaires, les rendez-vous avec les éducateurs, les changements de foyer. Mais ils ont, comme tous les enfants, le droit d'avoir peur devant une attraction qui fait vraiment peur — et de s'en remettre en deux minutes, plié en deux de rire.
200 enfants, ça se prépare (et ça se finance)
Derrière une sortie comme celle-ci, il y a un bus à louer, 200 entrées à payer, un encadrement à assurer toute la journée, et une logistique qui commence des semaines à l'avance : listes de présence, autorisations des institutions, répartition des groupes, gestion des allergies et des petits soucis de santé.
Rien de tout cela ne se fait sans soutien financier. Chaque don reçu par Pêcheur de Lune, aussi petit soit-il, se traduit très concrètement par une place de plus dans le bus.
Pourquoi ce type de sortie fait partie de notre mission
Pêcheur de Lune organise depuis plus de dix ans des activités pour des enfants placés en institution en Belgique. L'objectif n'est pas de "combler un manque" au sens vague du terme, mais de leur offrir, très concrètement, les mêmes souvenirs que ceux que racontent leurs camarades de classe le lundi matin en salle de récré.
Une journée à Bobbejaanland ne change pas une situation familiale. Elle change en revanche ce qu'un enfant aura à raconter — et ça, pour un gamin qui a déjà traversé beaucoup, ce n'est jamais anodin.
Vous voulez rendre la prochaine sortie possible ?
Chaque sortie que nous organisons dépend directement des dons et du temps offert par nos bénévoles. Si cette journée vous a touché, deux options simples : faire un don ponctuel ou rejoindre l'équipe de bénévoles pour l'une de nos prochaines activités.













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